Spectacles CADO

La colère du tigre

de Philippe Madral
mise en scène Christophe Lidon
avec Claude Brasseur, Yves Pignot, Sophie Broustal, Marie-Christine Danède

décor Catherine Bluwal - costumes Chouchane Abello-Tcherpachian - lumières Marie-Hélène Pinon - vidéo Léonard - musique originale Cyril Giroux - assistante à la mise en scène Sophie Gubri
du 25 septembre au 9 octobre 2015
salle Pierre-Aimé Touchard

Au soir de leur vie et de leur longue amitié, Clémenceau, géant de la politique, et Claude Monet, géant des arts, vont s’opposer avec force. Comment, lorsqu’on est un homme d’action comme Clémenceau, supporter que son célèbre ami ne tienne pas sa promesse et perde ses moyens d’homme et d’artiste ? La petite maison de Clémenceau au bord de l’Atlantique devient le cadre d’un conflit bien plus complexe que son motif originel et restitue l’humanité profonde et la sensibilité de ces deux hommes exceptionnels. Texte, mise en scène et interprétation se mettent au service de l’émotion qui jaillit face à cette évocation de l’amitié, de l’honneur, du sens de la vie, de la vieillesse et… de l’amour.

Chat en poche

de Georges Feydeau
mise en scène Anne-Marie Lazarini
avec Jacques Bondoux, Cédric Colas, Giulia Deline, David Fernandez, Frédérique Lazarini, Sylvie Pascaud, Dimitri Radochévitch

décor et lumières François Cabanat - costumes Dominique Bourde - assistant à la mise en scène Bruno Andrieux
du 26 novembre au 9 décembre 2015
salle Pierre-Aimé Touchard

Pour imposer au répertoire lyrique parisien l’œuvre de sa fille unique, un bourgeois parisien va s’offrir les services d’un ténor, déclenchant ainsi une cascade désopilante de malentendus et de quiproquos opposant des personnages qui développent leur propre logique au mépris de celle des autres… Notre bourgeois apprendra à ses dépens qu’il ne faut jamais
acheter «chat en poche», c’est-à-dire sans examiner la marchandise !
A chaque ligne de Chat en poche, on sent toute la jubilation du jeune Feydeau à tirer les ficelles d’un vaudeville atypique, qui brosse le tableau corrosif et cocasse d’une société joliment aliénée, piquée de prétentions sociales, de pulsions délictueuses et d’aspirations artistiques.

L'impresario de Smyrne

de Carlo Goldoni
traduction et adaptation Michael Stampe
mise en scène Christophe Lidon

avec Bernard Alane, Denis Berner, Catherine Jacob, Bernard Malaka, Catherine Rich, Nicolas Vaude

 

décors Catherine Bluwal - costumes Chouchane Abello-Tcherpachian - lumières Marie-Hélène Pinon - son Christophe Sechet - video Léonard - assistante à la mise en scène Natacha Garange
du 11 au 25 mars 2016
salle Pierre-Aimé Touchard

Dans la plus flamboyante Venise du dix-huitième siècle, si proche d’un univers théâtral idéal, Goldoni nous raconte comment un nabab Turc décide de s’improviser «producteur» pour créer à Smyrne, sa ville natale, le plus illustre Opéra que l’époque ait vu monter.
Tout le cercle du spectacle en effervescence, de la Diva jusqu’au librettiste, va essayer de se faire engager, afin d’entrevoir les quelques mois de tranquillité indispensables à ces interprètes aux abois.
Une magnifique occasion d’illustrer les pétillantes ressources des artistes de l’époque mais aussi leurs travers très humains, et leurs préoccupations très quotidiennes… peut-être pas si éloignées de celles des intermittents d’aujourd’hui !
Un monde où la séduction, l’envie, l’engagement, la jalousie, frappent ceux qui se révèlent affaiblis par une situation fragilisante d’insécurité de l’emploi, et qui sont dévorés dans le même temps par l’irrépressible besoin
d’être artiste. Goldoni, le Vénitien, a su débusquer le fol esprit de ce sémillant microcosme qui nous donne l’occasion d’un spectacle tout feu tout flamme. Cet auteur humaniste, tendre et féroce, ironique et sensible, a souvent inspiré mon travail (La Locandiera, La Trilogie de la Villégiature,
La Serva Amorosa). Retrouvant mes fidèles créateurs (Bluwal, Pinon, Abello, Séchet), j’ai imaginé un écrin digne de la Sérénissime, – scénographie faite de plafonds et de détails de palais baroque -. L’Opéra sera là, divin et spirituel, déclenchant dans nos têtes de célestes arias …

Christophe Lidon

Novecento

d’Alessandro Baricco
jeu et mise en scène André Dussollier
adaptation française Gérald Sibleyras, André Dussollier,
avec la collaboration de Stéphane De Groodt
mise en scène, scénographie et images Pierre-François Limbosch
création et direction musicale Christophe Cravero
piano Elio Di Tanna – trompette Sylvain Gontard – batterie et percussions Michel Bocchi – contrebasse Olivier Andrès
collaboration artistique Catherine d’At – lumières et images Christophe Grelié

création et direction musicale Christophe Cravero - piano Elio Di Tanna - trompette Sylvain Gontard - batterie et percussions Michel Bocchi - contrebasse Olivier Andrès - collaboration artistique Catherine d’At - lumières et images Christophe Grelié
du 15 au 29 janvier
salle Pierre-Aimé Touchard

La vie de Novecento, cet enfant abandonné en 1900 sur le piano de la salle de bal d’un transatlantique, est en tous points singulière : Nourri de toutes les musiques entendues à bord, l’enfant deviendra un extraordinaire pianiste tout entier habité par son art. Soucieux de préserver sa part d’enfance et ses rêves, Novecento choisira de ne jamais descendre à terre.
De ce récit magique et bouleversant, écrit il y a vingt ans par Alessandro Baricco pour le théâtre, André Dussollier fait un spectacle bondissant, associant le swing de ses partenaires musiciens à sa propre virtuosité verbale. Il restitue ainsi les multiples dimensions de ce texte, à la fois joyeux, mélancolique, mystique, libre et profondément poétique.

Lettre d'une inconnue

de Stefan Zweig
adaptation théâtrale Michael Stampe
mise en scène Christophe Lidon
avec Sarah Biasini et Frédéric Andrau
lumières Marie-Hélène Pinon – son Michel Winogradoff – assistante à la mise en scène Sophie Gubri

lumières Marie-Hélène Pinon - son Michel Winogradoff - assistante à la mise en scène Sophie Gubri
du 3 au 15 novembre 2015
Salle Antoine Vitez

Comment aimer un fantasme jusqu’à la folie ? Stefan Zweig nous livre le portrait d’une femme plongée dans un amour obsessionnel pour un romancier de renom, qui fait de l’attente le sens ultime de sa vie. Ses paroles fébriles dévoilent les ravages de la passion qu’elle a portée pendant toute sa vie au destinataire de cette lettre …
En donnant à voir le dialogue au-delà du miroir entre l’amoureuse éperdue et celui qui n’en a rien su, dans une mise en scène dépouillée faite d’ombres et de lumières, l’adaptation théâtrale restitue la puissance suggestive de ce texte emblématique, sa profondeur et sa sensibilité.

Neige noire

texte et mise en scène de Christine Pouquet
avec Samantha Lavital et Rémi Cotta ou Philippe Gouin

scénographie et costumes Cécile Delestre - lumières Nicolas Gros - musique et arrangements Michel Pastre Trio :
Michel Pastre, Pierre Christophe, Raphaël Dever
- composition sonore Christophe Sechet
du 23 janvier au 5 février 2016
Salle Antoine Vitez

La voix de Billie Holiday est pleine de fêlures qui racontent les douleurs d’un destin cabossé. Confrontée sa vie durant aux violences sociales, aux préjugés raciaux et sexistes, Lady Day, née en 1915, nourrira son chant de son éternelle quête d’amour, de tendresse et de liberté.
Dans cette partition biographique, scènes et récits, réels ou fictionnels, déchirants ou cocasses, sont entrelacés avec les chants repris du répertoire de la légende du blues, dont le célèbre «strange fruit», réquisitoire contre le
lynchage des Noirs dans le Sud des Etats-Unis. Neige Noire chante la «note bleue», celle de la vie, et nous restitue, par la voix de Samantha Lavital, cette immense artiste du Jazz.